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jeudi 4 février 2016

Février 2016 à Paris : un deuxième musée en moins...

Vous en souvient-il, en avril dernier, nous avions visité le Phono Muséum ( Clic ! ) ?



Et bien, lisez s'il vous plait, l'article paru hier sur "20 minutes" : Clic ! et vous comprendrez...
Mais peut-être me répété-je ?

Donc, résumons-nous : l'année n'a que deux mois et nous comptons déjà deux fermetures de musées... sacrée moyenne !
Petite suggestion à l'attention de la mairie de Paris : licencions l'adjoint à la culture ainsi que ses conseillers, et avec le budget ainsi dégagé, aidons les musées !  

Janvier 2016 à Paris : un musée de moins !

Vous en souvient-il ? En mai dernier, nous avions visité le musée de l'éventail ( Clic ! ).



Et bien lisez le communiqué de Madame Hoguet, et vous comprendrez qu'au moment où l'on trouve de l'argent pour "végétaliser les pieds d'arbres", on n'en a pas pour tenir la tête hors de l'eau à ce petit bijou unique qui va donc disparaître.


On dit qu'en Afrique, quand un vieillard meurt c'est une bibliothèque qui brûle...
Et à Paris, quand un musée ferme, c'est quoi ? 

mercredi 3 février 2016

Les catacombes : Vache à lait ou poule aux œufs d'or pour la mairie de Paris ?

On le sait peu, mais les catacombes ( on devrait dire l'ossuaire ) sont un des quatorze musées de la ville de Paris ; c'est donc celle-ci qui pilote la politique tarifaire et muséale du lieu.
Les tarifs ? Voyez plutôt :
Entrée : 5 € il y a deux ans, 8 € l'année dernière, 12 € aujourd'hui. 
Audioguide : 3 € l'année dernière, 5 € aujourd'hui.
Donc, pour une visite avec audioguide, nous sommes passés de (5 + 3) 8 € à (12 + 5) 17 € en deux ans, soit une augmentation de 112,05 % !!!

Alors, vous vous dites que derrière mon mauvais esprit si prompt à critiquer, il doit bien y avoir une raison à cette augmentation monstrueuse : allongement du parcours, nouvelles pièces ouvertes au public ? 
Pas du tout, c'est l'inverse !
Regardez ce plan : les itinéraires en rouge précédemment ouverts au public sont désormais fermés et la partie mauve doit être fermée bientôt...

© www.explographies.com
Résultat, la visite qui était d'une durée moyenne de 45 minutes se voit désormais ramenée à 20 minutes.
À cause de ce nouvel itinéraire "accéléré, les visiteurs ne verront plus les sculptures de Décure, ni l'autel, ni la lampe sépulcrale.  Ils seront également privés du tombeau de Gilbert, du bain de pied des carriers ainsi que du monument commémorant les massacres dans les prisons en 1792.

Le bain de pied des carriers - image Clicsouris
  
La sculpture de Décure - image Kos
Les plus indulgents penseront que que ces mesures sont prises pour assurer un meilleur entretien du lieu ... et bien regardez le résultat de l'installation d'un nouvel éclairage fonctionnant 24 heures sur 24, je vous laisse juges :




Un dernier regard sur les grilles déjà en place, qui amputent le circuit de visite :





Alors, les catacombes, vache à lait ou poule aux œufs d'or ?

Place Denfert-Rochereau, Paris XIV°.

lundi 1 février 2016

Fondation Custodia - Hôtel Turgot

Ce bel immeuble statutaire est l'hôtel Lévis-Mirepoix, construit en 1895 par l'architecte Louis Parent sur les communs de l'hôtel Turgot. Il abrita l'institut néerlandais de 1957 à 2013.
Mais le but de notre visite est caché au fond de la cour, comme écrasé par les immeubles voisins : l'hôtel Turgot. Bâti en 1743, il passa de la famille Turgot ( oui, le plan de Paris !) aux Crillon puis aux Lévis-Mirepoix. En 1953, il fut acheté par Frits Lugt pour y installer la fondation Custodia.



Nous pénétrons dans le premier immeuble où se tiennent les expositions temporaires et accédons à la petite cour :


Et puis le guide nous ouvre la porte... directement sur un escalier monumental où sont accrochés des centaines de toiles :



C'est vertigineux ! Hélas, nous n'accéderons pas à l'étage et le temps nous manquera pour profiter de chaque oeuvre.


La grande antichambre et encore des peintures ainsi que des objets d'art




Ici le bureau du directeur avec aux murs... des tableaux !





Le grand salon :



Du grand salon, nous jetons un œil sur le petit jardin :


Encore un bureau et des tableaux !



Enfin, la grande salle à manger qui présente une belle collection de faïences ( Delft ? )... et des tableaux !
  

Notez le rafraîchissoir en marbre :


Des visites ( gratuites ) sont organisées régulièrement. Elles sont guidées et limitées en nombre de visiteurs.
La réservation est obligatoire en écrivant à : visites@fondationcustodia.fr
Vous trouverez les prochaines dates de visite sur le site de la fondation : Clic !

121 rue de Lille, Paris VII°.

vendredi 29 janvier 2016

Une cave du XIII° siècle

À l'entrée du Village Saint-Paul, vous passerez probablement devant ce restaurant bobo/bio/cru sans y prêter attention. Et pourtant, si vous poussez un peu l'investigation, vous descendrez au sous-sol où se trouve une salle privatisable qui n'est rien d'autre qu'une cave du XIII° siècle.


Plus d'info sur le site du restaurant : Clic ! (publicité gratuite)


Descendons...



Pensez que ces voûtes de pierre blonde ont été creusées deux cents ans avant que Jeanne d'Arc ne se transforme en petit soldat !



Vers les cuisines...


Des toilettes du XIII° siècle, mais la robinetterie a été refaite depuis !


Un escalier condamné sans appel


Sympa, non ?


7 rue Charlemagne, Paris IV°.

mercredi 27 janvier 2016

Chemin de fer industriel de la Plaine-saint-Denis

Hors Paris

La Plaine Saint-Denis aujourd'hui, ce sont des immeubles de bureaux, des sièges sociaux, des studios de télévision et le stade de France. Mais jusqu'à une époque pas si lointaine, ce fut une des plus grandes zones industrielles d'Europe (780 ha).
Dès 1886, deux industriels (MM Riffaud et Civet) créent ce que l'on appellerait aujourd'hui un "pôle multimodal" en bâtissant un réseau de chemin de fer privé destiné à irriguer ce vaste espace.
Creusant un port sur le canal Saint-Denis, connectant les chemins de fer du Nord, de l'Est et de la Petite ceinture, le chemin de fer industriel connaîtra son apogée dans les années trente avec quatre-vingt cinq usines embranchées !
De cette époque, des traces subsistent dans la toponymie, comme l'avenue des Magasins généraux ou le siège des Chemins de fer industriels, au 124 avenue du président Wilson.


Une arche voyait passer les trains, l'autre était réservée aux charrettes, puis plus tard aux camions.


Si nous jetons un œil à l'intérieur, outre le carrelage "métro", nous découvrons une mosaïque rappelant le passé ferroviaire du lieu :




Rapprochons-nous de Paris, précisément au 50 avenue du président Wilson.  
Le pont d'où cette photo a été prise existe toujours ; il enjambe aujourd'hui l'autoroute du nord... où il y a moins de chevaux. Mais l'immeuble de gauche existe encore.
Nous sommes devant l'entrée des "Magasins généraux" qui ont laissé leur nom à l'avenue dans laquelle nous nous engageons.


Cinquante mètres à peine après la barrière interdisant l'accès aux voitures (mais pas aux scooters !), sur un coupon de rails encore en place, vous verrez ce superbe locotracteur électrique à accumulateurs construit en 1930 par AEG (classé MH).


D'un poids de 50 tonnes et équipé de deux moteurs de 108 cv, cette "boîte à sel" atteignait la vitesse de 15 km/h.
Le wagon citerne servait au désherbage des voies.



Le dernier train de "La plaine" a roulé le 15 décembre 1993.


Le poste de conduite vu au travers des vitres poussiéreuses (la bouteille en plastique n'est pas d'époque) :


Pour tout savoir sur ce chemin de fer : Clic !

Merci à Marc S. qui m'a signalé la présence de ce vestige !

50 et 124 avenue du président Wilson, Saint-Denis ( Seine Saint-Denis ).
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