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lundi 23 octobre 2017

Hôtel de Montesquiou-Fezensac - Centre culturel de Chine à Paris

Nous sommes tous passés devant l'hotel de Montesquiou-Fezensac sans y prêter attention. Il fait le coin du quai d'Orsay et du boulevard de La Tour-Maubourg.

Les hasards de l'immobilier parisien font qu'aujourd'hui, la chancellerie de l'ambassade de Chine se trouve dans l'hôtel de Montesquiou-Fezensac, rue Monsieur dans le septième, cependant que le Centre culturel chinois est ici, dans l'autre hôtel de Montesquiou-Fezensac, quai d'Orsay !
Y aurait-il des liens cachés entre la famille Montesquiou-Fezensac et l'empire du milieu ?

C'est ici qu'habitait Robert de Montesquiou, dandy mondain homosexuel et poète, qui inspira Marcel Proust pour son personnage du baron de Charlus.


L'entrée se fait par le n°1 boulevard de La Tour-Maubourg, où un bâtiment tout moderne en verre est venu amputer le jardin.
Nous sommes dans le premier centre culturel de Chine populaire ouvert dans le monde occidental.


La visite commence dans ce bâtiment, par une exposition du photographe WU Gang qui a saisi il y a vingt ans des jeunes filles Qing Miao arborant ces impressionnantes coiffures...




Il nous faut à présent traverser le petit jardin pour gagner l'hôtel particulier.
Notez au passage l'élégante manière de masquer les poubelles par un muret ainsi que l'adorable petit panda en bronze au pied de l'arbre:


L'hôtel est partagé avec l'association des maires de France qui occupe la partie droite.


L'escalier d'honneur est impressionnant:


Après une première volée de marches menant au premier étage (fermé), l'escalier s'enroule dans une forêt de marbres polychromes de toute beauté



Les pièces du deuxième étage sont consacrées à l'exposition qui justifie notre visite: "Costumes traditionnels des minorités du Guizhou".
Parcourons-la


Tous les murs sont masqués par des plaques recouvertes de tissu; qu'y a-t-il derrière ? Marbres, boiseries ? 




En regardant bien cependant, le décor d'origine surgit au hasard des pièces


Et puis dans l'une d'elles, ce plafond, tout de délicatesse et de raffinement:




La seule pièce présentée dans son état d'origine est la petite entrée jouxtant l'escalier et qui distribue les différentes pièces de l'exposition:



Les médaillons au-dessus des portes:


La cheminée en marbre rouge est surmontée des armes de la famille:


Toujours dans l'entrée, cette rareté: un paysage tout en grisé peint sur des lés de papier:



Le centre culturel de Chine à Paris organise de nombreuses activités - la plupart gratuites - expositions, films, débats et conférences, etc...
Je ne saurais trop vous recommander de consulter leur site

Entrée gratuite

1 boulevard de La Tour-Maubourg, Paris VII°

Hôtel Rivié (ou hôtel Masson de Meslay)

On a du mal à dater l'édification de cet hôtel particulier. Ce qui est certain, c'est qu'il était terminé en 1736, quand les relevés de Bretez pour le plan de Turgot furent achevés; la preuve ? Il y figure:


Vous ne voyez pas ? Je zoome:


Au XIX° siècle le quartier du Sentier se consacre au textile. L'hôtel perd sa vocation résidentielle pour abriter plusieurs négociants.
On surélève l'hôtel, on construit des bâtiments dans les cours et les jardins




Aujourd'hui, après une longue période de déshérence, l'hôtel Rivié est devenu The Hoxton (en anglais dans le texte), un maillon du groupe hôtelier britannique Ennismore.




On entre de plain-pied dans un "lobby" en grande partie gagné sur la cour, abrité par une verrière trop contemporaine, et plaisamment décoré d'un staircase (oups, pardon, un escalier) tout tordu:




Ce qui reste de la  cour est occupé par des tables qui offrent aux beaux jours un endroit calme où déjeuner.


On n'a plus, hélas, aucun recul pour admirer la façade de l'hôtel...




Il semblerait que ne subsiste du temps de la splendeur de l'hôtel que cet escalier central:


et ce joli pavement classé MH.




Bon, comment dire, cet hôtel cinq étoiles offre tout le confort qu'on est en droit d'attendre d'un tel établissement, mais vous pourriez trouver exactement le même à Tokyo, Londres ou Moscou !
Quand je vous aurais dit que le nom de "Rivié" survit car c'est le nom du restaurant... La belle affaire ! Le plat principal est un burger, les  entrées des "small plates", et tout à l'avenant...
Allez voir le site de l'hôtel: Clic !  Il est en anglais alors munissez-vous d'un dictionnaire... 


Merci à Marc S. pour le tuyau ! (je crois qu'il ne fréquente que les cinq étoiles).

32, rue du Sentier, Paris II°.

La rue parisienne (21)

Je sais que ce feuilleton en agace certains et j'en suis désolé. La meilleure façon de l'interrompre serait assurément de faire en sorte que les rues soient propres, mais il semble que ce rêve soit hors de portée, du moins avec les équipes actuelles...

Alors, cette semaine, comme à l'accoutumée, la végétalisation va bon train:

  
Côté affichage sauvage, rien ne change,
Côté tags, rien ne change,
Côté enlèvement des encombrants, une très légère amélioration qui représente à peu près 10% des efforts qui seraient nécessaires.


Une bonne nouvelle pour les rats: il y a de quoi manger !


Enfin, cette photo qui n'incrimine en rien l'employé y figurant, mais qui symbolise le double langage des responsables municipaux lorsqu'ils parlent (beaucoup) de "renforcer les équipes".
Et bien je suis fier de vous montrer une "équipe renforcée" !


vendredi 20 octobre 2017

Collection Orange (2)

Hors Paris

Nous continuons notre visite de la collection Orange, héritée du service téléphonique des PTT lorsque celui-ci a été privatisé.

Nous sommes toujours dans des salles non équipées pour la visite du public, mais qui ne demandent que ça !


L'ancêtre du téléscripteur:


Patrice Battiston peut tout vous dire à propos de chacun de ces appareils; il sera nécessaire de faire appel à lui si un jour un véritable musée ouvre enfin.


La radio à ses débuts faisait partie du même domaine des télécommunications que le téléphone ou la télévision.


C'est gros, c'est impressionnant, c'est bien rangé, mais ne me demandez pas de vous expliquer comment ça fonctionne !




De vénérables standards à fiches:




J'adore ce bureau de chef, avec sa machine à écrire et son tampon-buvard !


Note pour les plus jeunes:
Avant de parler d'écologie et de placer des batteries au lithium dans les vélos, on pratiquait l'écologie en pédalant ! Ce sont des triporteurs.


Le saviez-vous ? Les PTT prenaient soin de leurs employés:


Vous souvient-il des nappes de fils téléphoniques qui suivaient les voies ferrées ?


Dans cette salle, on n'ignore pas le passé récent, comme ce satellite de télécommunications:


Des maquettes également, comme ces navire câbliers:


Le saviez-vous ? Le premier navire câblier - l'Agamemnon - était un trois mats !


Cet objet va bientôt avoir complètement disparu de nos villes, et pourtant elles ont été bien utiles, les cabines téléphoniques !


et tous ces taxiphones:


Last but not least, cette cravate-téléphone en vrai bois et fonctionnelle, so chic !


C'est bien peu deux articles pour résumer cette collection magnifique. N'y a-t-il pas ici matière à constituer un musée moderne, didactique et passionnant ?
Que faut-il faire pour que les décideurs s'intéressent au patrimoine ?

Profitez de la présence de Patrice Battiston pour visiter ce musée; il part en retraite bientôt et nul ne sait ce qui sera décidé en haut lieu quant au devenir de ces trésors...

Pour visiter, téléphonez à Patrice Battiston au 01 39 64 67 47 afin de prendre rendez-vous. Il vous intégrera volontiers dans un groupe déjà constitué.
En dépit de l'éloignement, l'accès est très facile (200 mètres de la gare, accès à la gare du Nord en 20')

Visite gratuite

61 Avenue Kellermann, 95230 Soisy-sous-Montmorency

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