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lundi 30 mai 2016

Maison de Victor Hugo

Il pleut ! Réfugions-nous au musée.
Les quatre étages de l'hôtel de Rohan-Guéménée abritent aujourd'hui le musée Victor Hugo. Le grand écrivain y a occupé un appartement au deuxième étage (en location) de 1832 à 1848.
En 1902, pour le centenaire de sa naissance, c'est l'ensemble de l'immeuble qui devient "La maison de Victor Hugo" grâce notamment à l'importante donation faite à la ville de Paris par Paul Meurice.
Le musée n'est donc pas la visite de l'appartement où vécut le grand homme, mais une reconstitution fidèle des lieux qu'il occupa suivant trois chapitres: Avant l'exil, Pendant l'exil, Depuis l'exil.


L'escalier est resté dans son jus. 


Des vitraux au plomb laissent passer la lumière


L'"Apothéose de Victor Hugo" est une création de Henry Cros commandée par Paul Meurice pour la création du musée. Une souscription est ouverte pour  son nettoyage.


Sous les combles, les bureaux du musée; l'accès est interdit. Nous descendons au deuxième étage où se trouvent les pièces d'exposition.


L'antichambre présente, autour d'un buste en marbre de Pierre-Jean David d'Angers, de nombreuses toiles dont la célèbre bataille d'Hernani d'Albert Besnard.



Le salon de réception et sa galerie de portraits clôt la période "avant l'exil".



La pièce la plus étonnante est sans conteste le salon chinois.


Il s'agit de la reconstitution du salon de Juliette Drouet à Guernesey. Nous sommes donc entrés dans la période de l'exil.


La fameuse table aux quatre encriers.



Pour la salle à manger, on n'a pas lésiné sur les tentures... Vous avez dit "un peu chargé" ?



Notez le soin apporté à l'intégration des systèmes de sécurité !


La chambre à coucher respire la joie de vivre... (période après l'exil).


Le cabinet de travail où trône une toile que tout le monde a vu au moins une fois dans son Lagarde et Michard


Avant de redescendre, un coup d’œil sur la place des Vosges


Le premier étage est consacré aux expositions temporaires. Actuellement et jusqu'au 18 septembre 2016, "Les Hugo, une famille d'artistes"


Vous y apprendrez que depuis Adèle H. jusqu'à Marie et Jean-Baptiste Hugo, c'est toute une succession d'artistes qui porte le nom illustre.
De là à dire que le talent est héréditaire...  


L'accès aux collections permanentes est gratuit mais l'audioguide est payant.
L'accès aux expositions temporaires est payant : 8,00 €

6 place des Vosges, Paris IV°.

dimanche 29 mai 2016

Verdun, cent ans...

On commémore la bataille de Verdun aujourd'hui.
Je n'y suis jamais allé mais mon grand-père y a passé quelque temps en 1916...
Hommage






   

vendredi 27 mai 2016

Christus-Kirche, l'Église évangélique Allemande.

Ce curieux immeuble devant lequel on passe rapidement m'a toujours intrigué.


Cette façade de style néo-roman germanique est une création (en 1911) de l'architecte allemand Karl Mohrmann.
Elle abrite le siège de la Christus-Kirche, l'Église évangélique Allemande.



Mais ce n'est qu'une façade avec quelques bureaux ! À quelques mètres de la rue, si l'on pénètre dans les locaux, on découvre une église bâtie en 1894 et dont la façade se trouvait initialement dans un jardin en retrait de la rue. L'ensemble a été fortement rénové en 1964.



Bien dans la tradition protestante, l'église présente un décor très sobre.


Seuls, quelques vitraux de facture moderne égayent l'ensemble.



Surmontant l'entrée, un orgue Detlef Kleuker de 1964. 


L'église est ouverte chaque dimanche matin pour le culte. 
Les "dimanches midi" - concerts gratuits ouverts à tous - ont lieu environ une fois par mois, tout au long de l’année, à 12h00, après le culte.

Église évangélique Allemande, 25 rue Blanche, Paris IX°.

jeudi 26 mai 2016

Place Moncey : mais où c'est ?

Le 29 décembre 2015, nous avions fait une promenade couleur sépia dans le vieux Montmartre (Clic !).
J'étais alors resté perplexe devant une photographie intitulée "La place Moncey en 1855". Cette dénomination ne figurait sur aucun grimoire en ma possession...


Récemment, un lecteur - Pierre C. - nous envoyait le commentaire suivant : "La place Moncey est l'ancien nom de la place de Clichy. Ce nom était dû au monument érigé en 1864 au Maréchal Moncey pour commémorer son héroïque combat contre l'armée Russe le 30 mars 1814 à la Barrière de Clichy..."
Notre lecteur a raison ! Que n'avais-je vu le mur au premier plan ainsi que les rangées d'arbres au deuxième plan ! Et comment un montmartrois pouvait ne pas avoir pensé au monument au maréchal Moncey érigé en 1869 sur la place de Clichy ?
Mais notre lecteur a tort quand il dit que ce nom est dû au monument ! En effet, le sculpteur  Amédée Doublemard n'érigea son monument qu'en 1869 alors que la photographie est datée de 1855.



Donc, si je résume ma pensée : La photographie représente bien la place de Clichy et l'appellation "place Moncey" est une erreur.

Mais ça, c'était avant que je découvre cette carte postale et sa légende:

  
Ordoncques la solution était toute prosaïque. Si la place de Clichy n'avait jamais été officiellement débaptisée au profit de l'héroïque franc-comtois, le patronyme de celui-ci avait bien été intégré au langage populaire, cette carte postale en témoigne.

Et merci à notre lecteur Pierre C. pour nous avoir fait réfléchir !

Place de Clichy, Paris VIII°, IX°, XVII° et XVIII°. Seule place parisienne partagée par quatre arrondissements.

mercredi 25 mai 2016

Joyeux bordel comptable à la Mairie de Paris

Nous avions déjà évoqué ici les amitiés particulières entre la mairie de Paris et la Société Unibail, force est de constater que la gestion municipale est loin d'être exemplaire... C'est du moins ce que vient de révéler la Chambre régionale des comptes.
La Tribune n'hésite pas à parler de "manipulation de comptes" (lire ici).
 Plus direct, le Canard enchaîné parle de "joyeux bordel comptable" comme vous pourrez le lire dans l'article ci-dessous paru ce matin:




Garde républicaine - Le quartier Carnot

Savez-vous où se trouve le seul quartier de cavalerie en activité ayant conservé son aspect du XIX° siècle ? À Paris bien sûr, car rappelons que le bois de Vincennes fait partie du XII° arrondissement.


Le quartier Carnot se cache dans le bois de Vincennes, derrière le château médiéval et à deux pas du "fort neuf". Il abrite un des régiments de cavalerie de la Garde républicaine.

capture d'écran Google maps

 Ses huit hectares s'organisent autour d'une immense carrière double où s'entraînent les cavaliers. Dans l'axe de l'entrée, le bâtiment principal prend des airs de château :


Quelles que soient la date et l'heure de votre visite, vous assisterez à des entraînements; mais souvenons-nous que nous n'assistons pas à un spectacle. Ces cavaliers travaillent !


Ici, un entraînement de conduite à rênes longues :



Mais faites donc attention où vous mettez les pieds !


La grande piste qui ceinture les carrières centrales prend parfois des airs de campagne


Avec discrétion, nous jetons un œil dans un des manèges couverts où a lieu une reprise :


Le dos au bâtiment principal, nous voyons les deux pavillons d'entrée au milieu desquels pointe le donjon du château de Vincennes.


Couché dans le foin...


Mais si, je vous assure que nous sommes à Paris !


 De ce petit bâtiment, proviennent de curieux bruits...


C'est le pédicure pour chevaux !
On me signale dans l'oreillette qu'on dit "maréchal-ferrant"... Admettons.


On ne visite pas une maréchalerie tous les jours. Celle-ci est rendue passionnante par les explications données avec gentillesse par les gardes.



Les écuries mêlent boxes et stalles :


Même les chevaux sont gentils !



C'est ici que sont organisées les "Portes ouvertes" de la Garde républicaine en septembre (les prochaines auront lieu les 24 et 25 septembre 2016). Elles sont très courues.

La société Cultival organise depuis peu des visites guidées régulières du quartier Carnot. Ces visites fort intéressantes mériteraient cependant une amélioration : du ciel bleu car ça fait de bien plus jolies photos !


Ci-dessous une petite vidéo réalisée par les équipes "cinéma" de Paris-Bise-Art:



Je tiens à dire un grand merci à tous les gardes républicains pour la gentillesse et la patience dont ils ont fait preuve au cours de cette visite.

Quartier Carnot, esplanade Saint-Louis, Paris XII°.

  
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