Res publica


Chacune de ces photographies représente un objet, un lieu ou un site accessible ou visible gratuitement et sans bris de clôture.

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Dans certains cas exceptionnels et/ou méconnus, les visites payantes seront clairement mentionnées.

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Je ne m'interdis pas de passer le périphérique pourvu que ça en vaille la peine.

jeudi 23 mai 2013

Saperlipopette ! Mais où sont les fleurs de lys ?

Hier, nous avons admiré la superbe rénovation de la Tour de l'horloge du Palais de Justice... et je n'avais rien remarqué !
Heureusement, un de nos lecteurs - "dpc" - a une vue plus perçante que la mienne: il a remarqué que les fleurs de lys qui constituaient le fond du décor ont disparu, remplacées par des symboles qui pour moi sont abscons !



Je fais donc appel à votre érudition !

et un grand merci à dpc !

Addendum: Je recopie in extenso l'envoi de notre lecteur Marc, que je remercie pour sa participation !
"Les fleurs de lys avaient été peintes au 20 ème siècle et lors d'une inspection, les monuments historiques ont découvert en-dessous un décor végétal plus ancien du 19ème siècle qui a été privilégié au moment de la restauration de la tour de l'horloge."

2 boulevard du Palais, Paris I°.

mercredi 22 mai 2013

La tour de l'horloge (après rénovation)

C'est sur ordre du Roi Charles V qu'en 1370, un artiste allemand du nom de Henri de Vic installa ici la première horloge de Paris. Rappelons que ces bâtiments - aujourd'hui le Palais de Justice - étaient alors la résidence royale.



La cloche encore dans le clocheton aurait sonné le massacre des protestants le 24 août 1572 (Saint Barthélemy).


Le cadran sculpté que nous voyons encore aujourd'hui est la copie de celui qu'avait fait placer Henri III, rénové par les architectes Dommery et Duc en 1852.




Pour mémoire, nous avions déjà vu cette horloge avant sa rénovation; comparez ---> Clic ! 



Observez les deux blasons sous la couronne , au-dessus du cadran. On y voit à gauche le blason bleu du Roi de France, avec ses fleurs de lys, mais on y voit également le blason rouge et blanc des Rois de Pologne... Car Henri III, avant d'être Roi de France, avait été élu Roi de Pologne en 1573 sous le nom de Henryk Walezy (Henri de Valois).


"Cette machine qui divise si justement les heures nous enseigne de servir la justice et protéger la loi".


2 boulevard du Palais, Paris I°.

lundi 20 mai 2013

Domaine de Ville-Evrard (1) - Musée d'art et d'histoire de la Folie et de la Psychiatrie

Hors Paris

Ouverte en 1875 au milieu des champs, la Maison de Santé de Ville-Evrard permettait d'éloigner de la société des populations peu ou pas intégrables. A l'époque, les familles payaient la pension de leurs proches; il y avait trois classes.
Mais plus qu'un "asile", Ville-Evrard est un vaste domaine paysagé contrastant fortement avec son environnement de plus en plus bétonnesque et banlieusard...


Nous aurons l'occasion de revenir visiter ce Versailles de la psychiatrie; nous nous concentrons aujourd'hui sur le Musée d'Art et d'Histoire de la Folie et de la Psychiatrie. Ce petit musée doit son existence à l'énergie et au dévouement de passionnés réunis au sein de la Société d'Etudes et de Recherches Historiques en Psychiatrie.


Les traitements infligés aux malades ont - heureusement - évolué.



Lorsqu'elle fut amenée ici de force en mars 1913, c'est dans cet environnement que fut accueillie Camille Claudel.






Les terribles électro-chocs:


Le musée d'Art et d'Histoire de la Folie et de la Psychiatrie est ouvert chaque vendredi de 14h à 18h.
Entrée gratuite.
Le musée se trouve au sein de l'Etablissement public de Santé (novlangue pour hôpital) de Ville-Evrard, 202 avenue Jean Jaurès, Neuilly-sur-Marne (Seine Saint-Denis).

à suivre...

vendredi 17 mai 2013

Vacherie !

Bien sûr, le terme "vacherie" pourrait évoquer une méchanceté si nous parlions grossièrement... Mais il ne saurait en être question sur un blog aussi distingué que Paris-Bise-Art !
Nous nous concentrerons donc sur l'autre acception du mot : "Dans une agglomération, lieu où l'on tire le lait des vaches et où l'on vend du lait".
Au XIX° siècle, plusieurs centaines de ces établissements irriguaient Paris en lait frais car, avant l'invention de la pasteurisation, ce liquide était intransportable.


On retrouve encore aujourd'hui des traces de ces vacheries, souvent signalées par une tête de vache sculptée dans la pierre.
Je ne saurais trop vous encourager à parfaire votre connaissance du sujet en consultant les articles de mes deux talentueux confrères, Le Piéton de Paris et Paris myope.


Nous entrons dans une suite de cours fleuries, accueillis avec bienveillance par un gardien fort aimable.


Sans doute pour nous indiquer le chemin, une seconde tête de vache...


... à demi-écornée.


Dans la troisième cour enfin, là où se trouvaient les étables, s'élève un petit bâtiment en briques muni d'une horloge et d'une cloche (l'ancêtre de la pointeuse); un cabinet d'avocats s'y est installé et les automobiles remplacent les bovidés...





Avant de sortir, un dernier point !
Regardez où vous mettez les pieds...


Ce sont encore des pavés en bois !


15-17 rue de la Présentation, Paris XI°.

mercredi 15 mai 2013

Ruelle Sourdis

Si vous vous promenez rue Pastourelle, vous remarquerez face à la rue de Beauce une grille - parfois ouverte - donnant accès à une étroite ruelle. Des immeubles en encorbellement, de vieux pavés...


Mais plutôt que de paraphraser Jacques Hillairet (*), citons-le:

"Cette voie privée, ouverte en 1626, n'a guère changé: elle possède encore son caniveau axial, ses bornes refuges pour piétons et quelques maisons en encorbellement. Elle doit son nom au voisinage de l'ex-hôtel de Sourdis situé rue Charlot.Elle résulte d'une servitude imposée, en 1626, à un propriétaire pour séparer ses terrains des maisons situées en bordure de la rue du Grand-Chantier (des Archives) à laquelle elle est parallèle sur sa plus grande longueur."

* in Dictionnaire historique des rues de Paris. Ed de Minuit.


Hélas, un hideux bâtiment d'après-guerre coupe notre ruelle... Demi-tour !


A droite, ces mur entouraient jadis les jardins des hôtels particuliers de la rue Charlot (voir plan en bas de page).



Une grille complaisamment ouverte nous permet d'entrevoir des jardins de belle allure...



Pour voir l'autre extrémité de la ruelle Sourdis, il nous faut faire le tour du pâté de maisons.
Rue Charlot, dans un renfoncement, cette grille discrète - toujours fermée - est l'aboutissement de notre sentier !




Voici une juxtaposition du plan de Turgot (1739) et d'une capture d'écran Google maps. On voit clairement sur l'ancien plan les jardins des hôtels particuliers évoqué plus haut.


Ruelle Sourdis, 15 rue Pastourelle et 3 rue Charlot, Paris III°.

lundi 13 mai 2013

Bains Russes

Au 8 de l'avenue des Gobelins, on trouvait jadis un établissement de "Bains Turco-romains" comme l'atteste cette publicité parue en 1884 dans le journal "Lutèce":


On y trouvait deux grandes salles de sudation, des douches en jets, en pluie, en cercle et en colonne (sic) ainsi que des bains de siège à eau courante, chaude ou froide ! Les bains de vapeur s'y prenaient en "étuve commune"... Ah la belle époque !


Mais au début du XX° siècle, seule la mention "Bains Russes" est visible.


Inutile d'essayer de forcer la porte, rien ne subsiste à l'intérieur, hélas...   

8 avenue des Gobelins, Paris V°.

mercredi 8 mai 2013

Tête sculptée villa des Charmilles

L'été dernier, nous avions déjà visité ce charmant petit passage niché au fond du XV° arrondissement:


Il y a cependant quelque-chose que nous ne pouvions pas voir derrière les feuilles des arbres...


Approchons-nous... C'est bien une grosse tête sculptée qui nous regarde !



J'en ignore l'auteur; peut-être habite-t-il toujours ici... Si quelqu'un a des informations, merci d'avance !


Villa des Charmilles, 56 rue de Castagnary, Paris XV°.
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