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lundi 31 mars 2014

Villa Jamot

La Villa Jamot s'affiche sur deux immeubles de la rue Didot, car jadis ces deux villas n'en formaient qu'une, une voie privée en forme de U. Les deux branches ne communiquent plus aujourd'hui mais elles ont conservé le même nom.


Nous entrons grâce à une amicale invitation; les digicodes sont rétifs...



C'est gênant le bruit des oiseaux, non ?




A table !




Ça, c'est Paris !



Villa Jamot, 105 et 107 rue Didot, Paris XIV°.

vendredi 28 mars 2014

Voilà pourquoi je ne voterai pas pour Anne Hidalgo

Je vous avais déjà montré le square Anna de Noailles livré aux vandales (Clic !)


Je vous avais également montré le résultat de l'incurie des services municipaux qui laissaient l'église Saint-Augustin tomber en morceaux (Clic !)


J'avais parlé par deux fois du péril mortel qui guettait la Carrière du chemin de Port-Mahon et la Ferme de Montsouris (Clic !) et (Clic !)


Que dire du massacre de la place de la République transformée en vulgaire dalle de béton sans âme ? (Clic !)

Avant

Après
 Récemment, je vous avais alerté sur le danger planant sur la grande Poste de la rue du Louvre (Clic !) et une pétition avait été lancée par Paris Historique.


Et bien lisez l'article paru sur la Tribune de l'Art cette semaine; il est riche d'illustrations et vous verrez que notre ministre de l'inculture vient de refuser tout classement (Clic !). Les bulldozers peuvent donc y aller !


Et puis hier, grâce au journal Sud Ouest, on apprend que quinze palmiers des serres d'Auteuil viennent d'arriver aux Antilles (Clic !)
Recherche faite, "Les Antilles" sont une sorte de parc d'attraction aquatique à Jonzac, en Charente-maritime (Clic !)...
Ceci en contradiction formelle avec les engagements de la Direction des Espaces Verts (DEVE).

Trop c'est trop !

Où sont les engagements et les promesses du Maire et de sa première adjointe ?
Comment faire confiance à quelqu'un qui n'a pas cessé de mentir, soit par omission, soit par méconnaissance des dossiers, soit délibérément ?

Si l'on fouine dans les propositions de la première adjointe, on trouve pêle-mêle: Des tours (car la tour Triangle ne sera pas la seule), la "grande fête du périphérique", des trains de marchandises dans le métro, la création d'un "musée participatif de l'intégration", la création d'un "fond municipal d'archives citoyennes", création d'une "artothèque municipale" pour permettre le prêt d’œuvres d'art, la végétalisation de la ville (voir la place de la République !), la "végétalisation des pieds d'arbres" (si, si !), rendre les rues de Paris plus joyeuses, des espaces de street-art, des tournois de sport dans les rues, la création de "la nuit des bals des musées parisiens", la création d'un poste de maire-adjoint en charge des nuits parisiennes...  Vous en voulez d'autres ? Lisez son programme !
Inutile de vous dire qu'il n'y a pas un mot sur le patrimoine, rien sur les budgets d’acquisition des musées parisiens déjà en forte baisse, rien sur la rénovation, rien sur l'entretien de l'existant.
Tout doit être festif et ludique !  

Voilà pourquoi je ne voterai pas pour Madame Hidalgo.

jeudi 27 mars 2014

Le château d'Asnières (2)

Hors Paris

La visite du château commence par le Grand salon (ou Salon ovale), ouvrant sur la partie centrale de la façade... ou du moins c'est ce que l'on croit car, une fois à l'intérieur, vous êtes avisé que vous devez vous rendre à la Maison du Tourisme afin d'acheter un billet ! 
C'est énervant, c'est contrariant, et c'est stupide ! Le rond-de-cuir en chef qui a pondu cette mesure ubuesque devrait d'urgence se mettre au théâtre; il ferait un sous-Courteline parfait !
Une fois revenu, vous êtes de mauvaise humeur et il faudra tout le talent et toute la gentillesse de l'agent d'accueil (je le plains !) pour être en mesure d'apprécier le travail de restauration inachevé.


Re-commençons donc notre visite par le Salon Ovale: ses boiseries et sa cheminée de marbre sont aujourd'hui à Cliveden House, près de Londres... Les peintures murales dues à François Lafon ont été réalisées au début du XX° siècle pour l'école privée Ozanam alors que cette pièce servait de chapelle; elles sont sans grand intérêt.  


 Dans toutes les pièces - ici l'antichambre - des panneaux didactiques racontent le passé des lieux ainsi que leur restauration.


La Galerie abritait la très importante collection de peintures du Marquis. Ses boiseries, enlevées en 1897, ont été rachetées en 1996 chez un antiquaire parisien.



La chambre du Marquis n'est pas très grande. Des portes dérobées donnent accès à un cabinet de toilette ainsi qu'à un escalier discret.


Le grand escalier est superbe. Les chimères bizarroïdes tirant la langue masquent en réalité des consoles de fer supportant le palier.  



La cave est antérieure à la construction du château. Elle aurait appartenu à la Seigneurie d'Asnières. Notez la tringle à crochets destinée à suspendre les jambons et les saucissons !


Notez également la niche destinée à planter une bougie.



La très belle salle-à-manger - pièce maîtresse du rez-de-chaussée - fait honneur au travail des stucateurs et des staffeurs. 



Vous l'avez vu, toutes ces pièces sont vides de meubles. Les appartements du premier étage sont en cours de restauration; on ne les visite pas... Bref, on reste un peu sur sa faim, même s'il faut reconnaître que le travail déjà accompli est magnifique.
Mon conseil: allez-y si vous êtes dans les parages, sinon attendez la fin des travaux !

Droit d'entrée: 3,50 €. Gratuit le premier dimanche du mois.

89 rue du château, Asnières-sur-Seine (Hauts de Seine).

mercredi 26 mars 2014

Le château d'Asnières (1)

Hors Paris

Édifié de 1750 à 1752 par Jacques Hardouin-Mansart de Sagonne pour le Marquis Marc-René de Paulmy de Voyer d'Argenson, Directeur des Haras de France, le château d'Asnières connut des hauts et des bas jusqu'à son rachat par la ville d'Asnières en 1976.
Utilisé comme école pendant un siècle après avoir été un restaurant, le château, très dégradé, nécessita d'abord une consolidation du bâti avant d'entreprendre en 1994 la réfection de la toiture.
Depuis 2005, la restauration proprement dite a été entreprise, en commençant par le rez-de-chaussée. Les travaux sont toujours en cours au premier étage.



Des moulages ont été effectués pour reconstituer les sculptures de la façade.


Surveillant le château et l'église d'Asnières en arrière-plan, une impressionnante sculpture de Kasper, Le Cheval des Lumières, que je vous encourage à décrypter dans le détail.





Entre le château et la Seine, le charmant square Voyer d'Argenson est un souvenir du vaste domaine, le reste ayant été loti.



Petite surprise si vous vous promenez à Newport (Rhode Island) aux Etats-Unis, vous pourrez voir cette copie du château d'Asnières réalisée en 1901 pour un magnat du charbon, Edward Julius Berwind (Clic !)


... à suivre, la visite de l'intérieur...

89 rue du château, Asnières-sur-Seine (Hauts de Seine).

mardi 25 mars 2014

500000 !

Le compteur de visites vient de franchir la barre symbolique des 500000 !
Depuis plus de cinq ans, votre fidélité me va droit au cœur.
Si, à travers les 1351 articles de ce blog, j'ai pu vous donner envie d'aimer Paris, si j'ai pu au moins une fois vous surprendre, si je vous ai décidé à visiter un lieu, à faire un détour, à vous arrêter, alors mes efforts sont récompensés.
N'hésitez pas à me faire part de vos souhaits, à me dire ce que vous aimeriez voir amélioré, à me donner vos "tuyaux"; certains le font déjà et je les en remercie.


A défaut de le faire "en vrai", je vous offre par internet ce verre de champagne... et en route vers le million !

lundi 24 mars 2014

Cour Damoye

La cour Damoye - du nom d'un ancien propriétaire - se trouve à l'emplacement du grand bastion triangulaire qui se trouvait à l'extérieur de la porte Saint-Antoine. L'entrée située au 14 rue Daval est discrète.



Imaginez ce passage il y a cinquante ans quand chaque atelier était plein d'activité...


Ici un curieux monte-charge:



Le bruit des machines-outils a disparu; seul le son des écrans et des claviers subsiste. Sic transit ...



La sortie sur la grouillante place de la Bastille se fait discrète, coincée entre les terrasses de cafés et les voitures (mal) stationnées.


Cour Damoye, 14 rue Daval et 12 place de la Bastille, Paris XI°.

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