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mercredi 30 avril 2014

Cadran solaire géant et plaques diverses place de la Concorde

Peu de parisiens le savent, mais la place de la Concorde constitue un cadran solaire géant dont le style est l'obélisque. Il a été créé le 21 juin 1999 (solstice d'été) en prévision des festivités du nouveau millénaire.


Des lignes tracées au sol permettent de suivre l'évolution du soleil; elles sont matérialisées par des clous sur la chaussée...


... et par des bandes jaunes sur les terre-pleins.




Sur la ligne de la douzième heure, nos facétieux services municipaux ont inversé un pavé afin d'en complexifier la lecture...


... Mais suivons néanmoins cette ligne; nous arrivons sur un petit médaillon dont la lecture rend perplexe... En cherchant, on trouve quantité d'explications; je n'en ai aucune !

Addendum:
Notre lecteur Hervé Bry nous a envoyé l'explication que vous pouvez lire dans les commentaires ci-dessous. En voici un extrait: "Il se trouve que lors de l'installation de l'obélisque à Paris, il n'a pas été choisi de conserver l'orientation originelle du monolithe. Il a ainsi subi une rotation anti-horaire de 90°. La face originellement à l'est s'est donc retrouvée au nord.
La phrase signifie ainsi "Ce qui était à l'Est (levant) à Thèbes est maintenant au Nord à Paris.".



En nous approchant de la base de l'obélisque, un curieux triangle pointu attire l'attention des pigeons. Il nous rappelle qu'en 1999, le pyramidion doré a été réalisé grâce au soutien d'Yves Saint-Laurent et de Pierre Bergé.



Enfin, à quelques mètres, une plaque nous remémore l'histoire de cette place.
Nous avions déjà vu l'inscription "place Louis XVI" (Clic !)


Place de la Concorde, Paris VIII°.

lundi 28 avril 2014

La Folie du treizième

Il y a bien longtemps (1555), la rue Le Brun s'appelait la rue des Fossés Saint-Marcel. Le Bourg Saint-Marcel, construit dans une boucle de la Bièvre au passage de la voie romaine Lutèce-Lyon, connut ne urbanisation très précoce (VI° siècle) autour d'une nécropole. Je ne saurais trop vous conseiller de consulter la page consacrée à ce bourg (Clic !) sur l'excellent Atlas Historique de Paris.
Sur cette carte de 1550, j'ai surligné la Bièvre en bleu et les fossés Saint-Marcel en vert:


Au XVIII° siècle plusieurs "Folies" (Maisons de campagne) furent construites ici et le développement de la Manufacture des Gobelins voisine encouragea ce mouvement. Il n'en reste presque rien aujourd'hui.
Le seul témoignage de cette époque se cache au 20 rue Lebrun, derrière un immeuble insignifiant... entrons ! (digicode gentil)


Nous pénétrons dans une cour gazonnée bien calme...



A notre gauche, nous découvrons un coquet pavillon du XVIII° siècle. 


Au premier étages, le grand salon circulaire Louis XV est classé (on ne visite pas).


Oui, je sais, il y a un arbre qui gêne, mais ce n'est pas moi qui l'ai planté !





20 rue Le Brun, Paris XIII°.

vendredi 25 avril 2014

Salle Cortot

Construite en 1929 par l'architecte Auguste Perret et classée Monument Historique, la salle Cortot se fait discrète dans la rue Cardinet. Entourée de magnifiques hôtels particuliers, sa façade aveugle  et lisse détonne par sa sobriété. 
Attenante à l'Ecole Normale de Musique de Paris dont elle dépend, cette salle de concert est très populaire. 


Même si Auguste Perret est loin d'être mon architecte préféré, il faut lui reconnaître un talent certain pour avoir édifié une telle salle sur un terrain si exigu.


Le manque de profondeur est compensé par la hauteur; les places du pigeonnier sont vertigineuses !




La visiter ? Rien de plus facile: Des concerts classiques sont donnés régulièrement à l'heure du déjeuner, ce sont "Les Concerts de Midi et Demi". Le soir, certains concerts sont également accessibles librement. Pour assister à ces concerts gratuits, il vous faudra consulter le programme affiché à la porte.


78 rue Cardinet, Paris XVII°.

jeudi 24 avril 2014

Enceinte de Philippe-Auguste - La tour cachée de la rue des Rosiers

Addendum

Si vous avez envie de manifester votre soutien à la rénovation totale de la tour de Philippe-Auguste, une pétition en ligne attend votre signature ---> Clic ! 






mercredi 23 avril 2014

Enceinte de Philippe-Auguste - La tour cachée de la rue des Rosiers

L'existence de cette tour est bien connue, mais il était très difficile d'y accéder car elle était coincée dans des jardins et des arrière-cours interdits au public. Dans cet espace compris entre la rue des Rosiers et la rue des Francs-Bourgeois, un nouveau square a vu le jour récemment, nous l'avions visité en 2012 -> Clic !
Ce jardin a vocation à s'étendre vers l'arrière des 10/12 rue des Rosiers où une sortie sera aménagée.
A cette occasion, la restauration de la tour a été entreprise.

Photo Emmanuel Gaffard
 Ces deux photographies nous montrent l'état de la tour avant les travaux

Photo Emmanuel Gaffard
 Un lecteur (fidèle !), Eric P. m'a envoyé ces images de la tour en cours de rénovation:



    

-> Seulement, voyez-vous, il y a un problème ! 
Vingt pour cent de la tour donnent sur un espace appartenant à Paris-Habitat, et quatre-vingt pour cent donnent sur le futur jardin. Le plan initial prévoyait naturellement que la tour serait rénovée en totalité, mais en cours de travaux, changement de programme ! On ne rénove QUE la partie de maçonnerie visible du jardin... Le vieux mur de séparation qui devait être étêté ne l'est plus... 
Qu'on ne dise pas que c'est pour faire des économies car ne pas rénover et conforter la tour dans sa totalité la fragilise; ce sera donc une dépense supplémentaire ultérieure... et puis, franchement, une tour datant du XIII° siècle, on en rénove souvent ???   
 J'ajoute que la Ville de Paris qui est le maître d'oeuvre n'est pas tout-à-fait étrangère à l'organigramme de Paris-Habitat puisque c'est le nom des HLM de Paris ! 
Alors, Courteline encore à l'oeuvre à l'Hôtel-de-Ville ou simple erreur d'un chef de service ?


Je remercie Eric P. de nous avoir averti et envoyé ces photographies; je lui transmettrai les messages qui ne manqueront pas de nous parvenir !

Futur accès au jardin: 10/12 rue des Rosiers, Paris IV°.

lundi 21 avril 2014

La Ferme de Monsieur - Mandres-les-Roses

Édifiée sur une terre déjà bâtie au XIII° siècle (Les Tours Grises), cette ferme est un exemple d'architecture rurale unique en Île-de-France. Détruite en 1652 et rebâtie un an plus tard, elle est propriété communale depuis 1983.


Le nom "Ferme de Monsieur" vient de Monsieur, Frère du Roi Louis XVI, qui avait acheté le fief des Tours Grises en 1774.


Restaurée avec soin, la Ferme abrite aujourd'hui la Mairie ainsi que diverses associations, des salles de réunions, et toute la vie sociale de ce gros village.


Au centre de la cour, trône un pigeonnier du XV° siècle


Le pigeonnier a été magnifiquement restauré même si, à certains détails, on subodore que son affectation a changé...



La base sert d'école informatique pour les seniors !



Sur la vaste place des Tours Grises, un splendide hangar où le marché vient désormais s'installer chaque semaine.


Plus d'info. sur l'histoire (mouvementée) de Mandres-les-Roses --> Clic !


Ferme de Monsieur, 4 rue du général Leclerc, Mandres-les-Roses (Val de Marne).

vendredi 18 avril 2014

Hôtel de Châlons-Luxembourg

Châlons-Luxembourg, le nom de cet hôtel particulier, fait immanquablement penser à la famille des Montmorency... et bien ça n'a rien à voir !
Cet hôtel construit au début du XVII° siècle, fut acquis en 1608 par le conseiller d'état Antoine Le Fèvre de la Boderie qui y gravera son monogramme.
Le nom de Châlons provient d'une famille de commerçants rouennais qui, en 1625, loua l'hôtel.
Le nom de Luxembourg vient de Marie Amelot, épouse séparée de Charles de Béon de Luxembourg du Massez qui devint propriétaire en 1659. C'est elle qui fit construire l'affreux bâtiment sur rue pour y loger les communs; heureusement, le porche fut conservé.



Avant la construction du bâtiment sur rue, nous étions dans un classique hôtel "entre cour et jardin". Passé le premier bâtiment, une première cour est décorée d'une fontaine.



La magnifique façade est animée par cinq fenêtres. Nous verrons que l'architecte, pour compenser la forme très légèrement trapézoïdale du terrain, ornera la façade sur jardin de six fenêtres.


Le perron à double rampe:


Après avoir abrité la Commission du Vieux-Paris, l'hôtel hébergea en 2012 le collectif "AClefeu" et son "ministère de la crise des banlieues"... qui a laissé derrière lui un intérieur en triste état...


A l'arrière, le jardin qui a surement connu des jours meilleurs...



La façade sur jardin (avec ses six fenêtres):


Les fenêtres présentent encore le monogramme d'Antoine Le Fèvre de la Boderie.


La Ville de Paris, propriétaire des lieux, n'a plus les moyens d'assurer l'entretien de cet hôtel; elle a donc décidé de le vendre au plus offrant ( Clic ! ). 
Pourquoi ne pas faire une offre ?


Cet hôtel a parfois été ouvert à la visite lors des journées du Patrimoine. C'est l'association Paris Historique qui en assurait le commentaire. Compte tenu de la vente annoncée, j'ignore si la visite sera encore possible dans le futur.

26 rue Geoffroy-l'Asnier, Paris IV°.