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samedi 31 mai 2014

Enceinte de Philippe-Auguste - La tour cachée de la rue des Rosiers (suite 2)

Notre envoyé spécial Eric P. nous a envoyé ces photographies qui attestent qu'un infléchissement du chantier a été décidé, tant mieux !


Sur ces premières photos, nous constatons que les hideuses plaques de polystyrène sont parties; reste à consolider cette brèche.



A la base de la tour, les pavés qui venaient d'être posés commencent à être enlevés; ils masquaient une partie de la tour qui était intacte !



Reste la grosse bêtise à corriger: l'enduit-crépi qui avait été badigeonné sur toute la hauteur est toujours là, hélas. La seule tentative pour masquer cette bévue a été de tracer des lignes au pointeau pour figurer de grosses pierres ! Ridicule et navrant.


Espérons que ce virage dans le cours du chantier sera poursuivi et amplifié et que la raison et le bon sens prévaudront.


Encore merci à Eric P. qui reste vigilant !

Futur accès au jardin: 10/12 rue des Rosiers, Paris IV°.

vendredi 30 mai 2014

L'Ecole Normale Supérieure - La Cour aux Ernests

L'Ecole Normale Supérieure, en abrégé Normale Sup, est la dernière grande école ayant conservé son campus dans le quartier latin. Sa cour centrale forme une sorte de cloître laïc autour de son bassin.
Cet espace est appelé "la Cour aux Ernests" en référence à un ancien directeur, Ernest Bersot. Celui-ci avait placé dans le bassin des poissons rouges qui sont devenus un des symboles de l'école.


On y accède en traversant "l'aquarium" où se trouve le monument aux morts.



Avec ses beaux arbres, son bassin et son petit jet d'eau, cet espace est totalement reposant; on y voit aussi des élèves qui travaillent ! 




Des bustes de savants ponctuent les façades.



Un grand merci au service "Communication" de l'école qui m'a permis de faire ces photographies.


45 rue d'Ulm, Paris V°.

mercredi 28 mai 2014

Passage d'Enfer

Regardez cette rue... On se croirait dans le sud de l'Europe, à l'heure de la sieste ! Et pourtant nous sommes dans le XIV° arrondissement. 


Le nom de ce passage vient de sa proximité avec l'ancien boulevard d'Enfer.
Si le passage d'Enfer a conservé son nom d'origine, ce n'est pas le cas de la rue d'Enfer qui est devenue la rue Denfert-Rochereau, ni du boulevard d'Enfer qui est devenu le boulevard Raspail en 1887.


Construite vers 1860 par l'architecte Pigeory, la Cité d'Enfer comme on l'appelait alors est - avec la cité Napoléon - l'un des premiers lotissements ouvriers à Paris.


L'origine du nom est controversée; je vous livre les hypothèses, vous choisirez:
1 - Situé à l'écart du centre-ville, cet endroit peu sûr était le théâtre de multiples "débauches". Pour les bien-pensants, c'était "l'enfer" !
2 - Ce nom est la déformation de son nom latin "via inferior", par opposition à la rue Saint-Jacques qui était alors la "via superior".
3 - Ce nom vient d'une porte de l'enceinte de Philippe-Auguste: la porte "en fer".


Particularité: La numérotation des maisons de cette voie privée est établie "dans le sens des aiguilles d'une montre" et non en alternat pair-impair comme il est de règle à Paris.
Une voie du 3° arrondissement présente la même particularité: le passage Molière.


Relie le 247 boulevard Raspail au 21 rue Campagne-Première, Paris XIV°.

mardi 27 mai 2014

Il faut sauver le Musée des Moulages de l'Hôpital Saint-Louis !

En 2008, nous avions visité l'extraordinaire Musée des Moulages de l'hôpital Saint-Louis ---> Clic !


Cette collection unique au monde est en péril, aucune administration n'ayant trouvé les fonds pour réparer la toiture...

Regardez cette petite vidéo réalisée par et avec les personnels de l'hôpital:


Le coût des travaux est de 600.000 €. Un appel au don est lancé pour sauver ce patrimoine exceptionnel. Les dons sont éligibles à la défiscalisation. Si 100.000 personnes donnent le prix d'un paquet de cigarettes, le musée est sauvé !

Pour plus d'informations, consultez le site de l'hôpital Saint-Louis ---> Clic !

Pour accéder à la fiche de don ---> Clic !


Musée des Moulages, Porte 14 – Secteur Gris, Hôpital Saint-Louis, Paris X°.

lundi 26 mai 2014

Musée Eugène Carrière - Gournay-sur-Marne

Hors Paris

Un musée rien que pour soi ! Qui n'en a pas rêvé ?
C'est ce qui vous arrivera si vous décidez de visiter le Musée Eugène Carrière. 
Dans un quartier résidentiel de Gournay, à deux pas des bords de Marne, une grosse maison abrite le musée. 
Fruit du travail bénévole de la Société des Amis d'Eugène Carrière, cet adorable petit musée devrait prochainement bénéficier de plus vastes locaux ainsi que de l'appellation "Musée de France"; c'est bien mérité !
Après avoir pris rendez-vous au numéro indiqué ci-dessous, vous serez (très aimablement) accueillis par la Présidente de la Société des Amis d'Eugène Carrière qui vous fera visiter ses trésors.


A l'extérieur et dans l'entrée, nous jetterons un coup d’œil à des vestiges du prieuré de Gournay (XII° siècle) qui attendent une meilleure présentation.



Les collections permanentes présentent des toiles, des dessins, des photographies ainsi que des objets ayant appartenu au peintre comme sa palette.




Un dessin où l'on reconnaît Toulouse-Lautrec; la rencontre a certainement eu lieu à Montmartre où Eugène Carrière habita la Villa des Arts (Clic !).


Un extraordinaire "Jeu de l'Affaire Dreyfus et de la Vérité" à regarder dans le détail:



Plus d'info ---> Clic !


Si vous aimez ce peintre, sachez que le Musée des Avelines à Saint-Cloud (Clic !) expose une quinzaine d’œuvres. Le musée d'Orsay conserve dans ses collections permanentes 91 tableaux d’Eugène Carrière. Il n'est pas interdit de penser que certaines de ces toiles sortiront des réserves pour être exposées au futur "grand" musée Eugène Carrière.

Ouvert sur rendez-vous au 06 51 28 81 46.

En fonction des expositions temporaires prévues, les dates et heures d'ouverture peuvent changer; consultez le site du musée :  Clic !

Droit d'entrée : 5,00 €

3 rue Ernest Pêcheux, Gournay-sur-Marne (Seine Saint-Denis).

vendredi 23 mai 2014

La statue de l'Hôtel-Dieu (9)

Neuvième chapitre de notre grand feuilleton "La statue de l'Hôtel-Dieu".






Rappel: Pour voir l'ensemble des envois consacrés à cette statue, cliquez sur le libellé "Hôtel-Dieu" ci-dessous.

Hôtel-Dieu, place du parvis Notre-Dame, Paris IV°.

mercredi 21 mai 2014

La guérite blindée du XV°

Au coin de deux petites rues tranquilles, le regard est attiré par l'église Saint-Léon et par la Tour Eiffel, mais personne ne prête attention à la petite école maternelle et à sa cour de récréation...


Approchez-vous et observez cette espèce de machin qui dépasse de la clôture...



Cette guérite blindée date très certainement de la dernière guerre, mais je n'ai pas d'autres informations sur son origine. Que protégeait-elle ? Est-elle de construction allemande ou française ?


La Société Historique du XV°, que je remercie de sa recherche, m'avoue son ignorance...
Si quelqu'un connait l'histoire de cette casemate, merci d'avance !


Fin de carrière pacifique pour cette survivante de la guerre : notre guérite sert de placard à balais !


Angle du square de La Motte-Piquet et de la rue du général Larminat, Paris XV°.

mardi 20 mai 2014

Sauvons la Poste du Louvre

C'est bien volontiers que je relaie cette invitation pour que la Poste du Louvre ne soit pas totalement détruite. Venez nombreux !



lundi 19 mai 2014

Cour industrielle rue Sedaine

Le quartier Bastille-Popincourt a vu ses commerces monopolisés par les asiatiques grossistes en vêtements. Il est plus facile d'y trouver une robe de soirée qu'une baguette !


De grands porches ouvrent sur d'anciennes cours industrielles qui n'ont pas toutes été détruites par les bétonneurs.


Regardez ce grand bâtiment : Sur quatre niveaux, s'y côtoyaient ébénistes, encadreurs, restaurateurs de meubles, graveurs sur bois, ornemanistes, marqueteurs, tourneurs, sculpteurs, doreurs, peintres, bref tout le monde de l'ameublement... avant Ikea.



Les ateliers sont désormais occupés par le secteur tertiaire où le seul outil est l'ordinateur... c'est moins bruyant.


L'extrémité de notre passage vient buter sur les immeubles de la rue de la Roquette.



Plus de voitures à bras ! La longue allée pavée est partagée entre les scooters et les plantes.


Un magnifique hangar en fonte qui doit être contemporain de Baltard:


28 rue Sedaine, Paris XI°.