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mercredi 28 juin 2017

Cour... mais longue !

Même dans des quartiers où l'on ne s'y attend pas, on trouve parfois des trésors cachés.
Regardez ce grand porche qui titille ma curiosité et fait freiner mon fougueux destrier:



 La grille est ouverte... Nous entrons dans un espace tout en longueur



Les habitants n'ont pas attendu les injonctions municipales pour fleurir leur cour


On imagine les ateliers au rez-de-chaussée et les logements en étages



Est-ce l'absence de béton ? On a l'impression que les habitants sont heureux dans cet environnement à taille humaine.



261 rue du faubourg Saint-Martin, Paris X°.

lundi 26 juin 2017

Le jardin des jeunes pouces (2)

En janvier dernier, je vous avais fait part de la destruction au bulldozer d'un petit jardin autogéré dans le XI°, je jardin des jeunes pouces (Clic !)


Madame Hidalgo est contente: les habitants ne peuvent plus profiter de ce petit coin de verdure en pleine ville...
Malgré cela, la nature reprend ses droits. En témoignent ces photographies que j'emprunte au site des jeunes pouces:





Ne laissons pas tomber les habitants qui se battent contre l'arbitraire municipal. 
Rejoignez-les sur l'autre réseau social: Clic !


7 passage de la Folie Regnault, Paris XI°.

La rue parisienne (8)

Tandis que les rues et les avenues dédiées aux futurs jeux olympiques sont balayées trois ou quatre fois par jour, voire continûment, les voies où demeurent seulement quelques milliers de parisiens n'ont pas droit au même traitement. 
Après tout, le peuple peut bien continuer à vivre dans sa soue sous le regard vide d'une municipalité incompétente, l'important est que l'élite, le CIO et le septième arrondissement soient contents !

Je continue donc mon feuilleton.
Voici le résumé des chapitres précédents:

Du 1 au 5 juin:

Du 6 au 11 juin:

Du 12 au 17 juin:

Semaine du 18 au 25 juin:






Le mois de juin a aujourd'hui 25 jours et en 25 jours, nous constatons:

Pour les ordures: dépôts quasi-quotidiens. enlèvement à peine hebdomadaire.
Pour les tags: rien n'est fait.
Pour les affiches sauvages: un nettoyage post élections, renouvellement quotidien.
Pour les pieds d'arbres/décharge: rien n'est fait.

Question: Connaissez-vous un arrondissement où les services dits de propreté sont aussi incompétents que dans le XVIII° ?

Les rideaux de fer de la rue Cavallotti

Et voici la seconde bonne raison d'aller rue Cavallotti.

L'histoire commence en 1994 quand un collectif d'artistes locaux nommé "Les gazelles" décide d'égayer les rideaux de fer de la rue Cavalotti en y peignant des reproductions de tableaux célèbres (Toulouse-Lautrec, Gauguin, Braque, etc...).

Malheureusement, ces œuvres subiront la hargne destructrice des tagueurs imbéciles (pardon pour le pléonasme) qui préfèrent une ville à leur image, c'est à dire sale et moche.

Il faudra attendre 2011 pour rendre le sourire à la rue. À l'instigation du conseil de quartier, décision est prise de recouvrir les tags par de nouvelles œuvres qui représenteront des affiches célèbres liées à la vie montmartroise. Ce sont elles que nous voyons aujourd'hui.

Aujourd'hui, l'engeance tagueuse est revenue, hélas, sous le regard bienveillant d'une ville de Paris qui a depuis longtemps abandonné l'idée d'une ville propre...


Le problème, voyez-vous, c'est qu'afin de voir les œuvres peintes, il faut que les rideaux soient baissés, et donc les boutiques fermées...


Juste à temps pour deviner un "Chat noir":


Le moulin de la galette pour une boulangerie ? C'est cohérent.



Une image du merveilleux Gaumont-Palace, détruit au profit des bétonneurs de la laideur. 







En fait, les tagueurs sont des animaux. Ils gribouillent là où ils passent comme les mammifères pissent dans les coins... 



Bonne idée le rideau de fer derrière la vitrine !




Rue Cavallotti, Paris XVIII°.

Paris par les images d'Épinal

Un nouvel ouvrage vient d'arriver dans la bibliothèque de Paris-Bise-Art.
C'est par là: Clic !





dimanche 25 juin 2017

Où est le petit bonhomme vert ?


Le célèbre gouttedorologue Jean-Raphael B. nous signale la disparition du petit bonhomme vert qui ornait depuis des lustres la façade du 88 boulevard de Rochechouart.
Paris-Bise-Art l'avait photographié en 2009 (Clic !)


Bien que dominant aujourd'hui une boutique de "machins pour touristes" comme on en voit tant, ce chevalier vert nous reliait un peu à l'histoire de Montmartre, car il avait servi d'enseigne à un cabaret créé en 1895, Al tartaine (la tartine), cabaret qui prendra ensuite le nom de Cabaret de l'alouette.


Voici la photo prise aujourd'hui: 


Toute information est la bienvenue !

88 boulevard de Rochechouart, Paris XVIII°

vendredi 23 juin 2017

Coming soon ...


Les faïences de la rue Cavallotti

Il y a deux bonnes raisons de se rendre rue Cavallotti, dans le XVIII° arrondissement.
Voyons aujourd'hui la première.
Cette admirable succession d'immeubles bourgeois est due au même architecte, Henri Cambon, bien connu dans le XVIII°.
La spécificité de ces immeubles réside dans les halls d'entrée, tous (ou presque) magnifiquement ornés de faïences multicolores de chez Ebel et Cazet.

capture d'écran Google maps

Nous commençons par le numéro 3 qui - exception à la règle - est tout sombre et banal.



Le numéro 4 opte pour des chardons déjà vus rue Guénégaud (Clic !):




Ces faïences ainsi que toutes les autres proviennent de la même maison: Ebel et Cazet.


Le numéro 5 est mon préféré:


Regardez ces couleurs !



Même le sol est beau !


Le numéro 6 reprend les chardons déjà vus plus haut:




Au numéro 7, une curiosité:


Pas de faïences mais une peinture réalisée en 1997 par "Les Gazelles", et reprenant l'oeuvre d'Henri Rivière "Les 36 vues de la tour Eiffel".


Cette grande figure du cabaret montmartrois, peintre-graveur, aquarelliste, japonisant, a vécu boulevard de Clichy d'après sa bio. Aurait-il également vécu ici ? 


J'ai rapproché l'oeuvre d'Henri Rivière de notre hall d'entrée; avouez que c'est saisissant.


Au numéro 8, nous sommes sous les glycines: 




Le numéro 9 n'a pas de faïences, mais un simple miroir.

Je ne suis pas botaniste mais je me risquerai pour le numéro 10 à parler de chèvrefeuille:




Quant au numéro 11, je ne sais pas ce que c'est, mais il y a des fleurs rouges !




Voila, la rue continue mais il n'y a plus de faïences.
Quand je compare ces halls d'entrée construits à la toute fin du XIX°siècle avec les productions actuelles, je me dis que nous avons vraiment régressé...

Rue Cavallotti, Paris XVIII°.