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jeudi 17 août 2017

Barcelona

Ils ne veulent plus que nous chantions alors... chantons !

Ellos no quieren que cantemos ... así que cantar!

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De temps en temps, un ou deux couards décérébrés décident de tuer des innocents. Après Londres, Bruxelles, Madrid, Manchester, Nice, Paris et tant d'autres, c'est au tour de Barcelone...
En hommage aux victimes et pour exprimer notre solidarité, écoutez  Freddie Mercury et Montserrat Caballé chantant "Barcelona".


De vez en cuando, uno o dos cobardes sin cerebro deciden matar a personas inocentes. Después de Londres, Bruselas, Madrid, Manchester, Niza, París y muchos otros, es el turno de Barcelona ...
En homenaje a las víctimas y expresar nuestra solidaridad,  escuchad Freddie Mercury y Montserrat Caballé cantando "Barcelona".

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Les fossés du Louvre

Alerté par un Louvrologue distingué (merci @Guiguiii94), je me suis rendu sur le terrain vague de la rue de l'amiral Coligny, sous la colonnade du Louvre.


Premier constat: là comme ailleurs, Paris se détruit sans bruit, tel ce balustre disparu.


Rappelons que les fossés - prévus à l'origine - n'ont été creusés qu'en 1964, par décision d'André Malraux.
Cette vue aérienne nous permet de voir distinctement les six blocs de bureaux dissimulés dans les douves:

capture d'écran Google maps

Penchons-nous donc sur ces fossés, en commençant par la partie longeant la rue de Rivoli: nous y voyons un vaste hangar où sont entreposés des blocs de pierre, des colonnes et des parpaings.


Dans la longue fosse surplombée par la colonnade, nous voyons des bureaux de chantier soigneusement empilés sur deux niveaux. Leur hauteur affleurant le niveau de la rue, on peut parfaitement ne pas les voir si l'on passe devant en voiture.


C'est du beau bureau de chantier, aux dernières normes, entièrement climatisé, avec plusieurs escaliers dont les paliers servent de fumoirs...


On y détecte même des activités culinaires...


Mais ce qui est intéressant, c'est de voir qu'en contravention à la loi, ces bâtiments ne sont pas en totalité affectés à un quelconque chantier, mais à des activités de confort comme une bibliothèque et un "espace forme"...




Un peu plus loin, une étiquette annonce le vestiaire de la société "Engie Axima", entreprise de génie climatique.



Penchons-nous enfin sur les fossés longeant les bouchons des quais: on y voit un empilement de pierres et surtout de pavés. Préparerait-on un nouveau mai 68 ?



Quand on voit la végétation qui a trouvé sa place au milieu des pavés, on se dit qu'en France, le provisoire dure longtemps !


Rue de l'amiral Coligny, Paris I°.

Château de Vaux-le-Vicomte (11) - Les jardins

Hors Paris

Suite de la visite

Pour voir l'ensemble des envois consacrés à ce château, cliquez sur le libellé "Château de Vaux-le-Vicomte" à la fin de cet article.

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Afin de faciliter la compréhension, j'ai tracé en jaune sur cette vue aérienne le chemin parcouru dans cet article.


Nous nous sommes quittés alors que je me trouvais perché en haut d'un escalier, bien embêté pour rejoindre les rives du grand canal. Heureusement, une mini-route de montagne a été aménagée sous les arbres, qui permet à mon bolide de s'affranchir de la déclivité; ça ressemble plus à une attraction foraine qu'à une vraie route, c'est très rigolo !


Tous mes sens étant en éveil, il ne m'a pas échappé qu'un fort glouglou avait accompagné ma descente. Il s'agit de la résurgence du ru Bobée.


Ce ruisseau avait été dévié en 1648 et canalisé dans une galerie souterraine de 670 mètres. Cette galerie se visite.



Nous sommes donc désormais sur la berge du grand canal qui s'appelle aussi "canal de la poêle". Pourquoi ce nom ? Regardez le plan !



Dans l'axe du grand canal, arrêtons-nous et regardons vers l'est. 
C'est délibérément que Le Nôtre a voulu cette "fenêtre" sur un autre monde. La petite rivière (l'Anqueuil) et ce pont du XIV° siècle (le pont de Mons) forment un tableau qu'on rêverait d'avoir peint.


J'avoue être resté de longues minutes à l'arrêt devant tant de beauté.



Tournons maintenant la tête vers l'ouest: le grand canal qui suit le bassin de la poêle contraste par ses lignes droites avec le paysage bucolique que nous venons de voir. Devant nous, un kilomètre de nature domptée...


Nous contournons la poêle...


Damned, nous sommes suivis !


De ce côté du grand canal, on voit mieux les terrasses à gauche et l'arrivée du ru Bobée à droite. Entre les deux, la route en lacets permettant aux bolides de monter ou de descendre (il y a même un sens unique !).


Invisibles des jardins et tournant le dos au château, les "Grandes cascades" sont un long mur d'eau (quand il y en a).  


Question: Dans cette photographie, un château est caché. Le trouverez-vous ?


En regardant vers le sud, on se trouve face aux "Grottes"


Dans chacune des sept niches se trouvaient jadis des créatures chimériques qu'il est bien difficile d'identifier aujourd'hui.



Sous les deux escaliers d'extrémité se trouvent deux impressionnantes statues. Ce sont, à gauche , la représentation symbolique de la rivière Anqueuil alimentant le canal, et à droite le Tibre qui arrose Rome.


Encore une fois, on ne peut manquer de se retourner...


"Quo non ascendet ?" me demandé-je in petto.
Grimpons ! Me répondis-je. *

* Note du traducteur: "Quo non ascendet ?" était la devise du surintendant Fouquet, bien en adéquation avec son emblème, l'écureuil. Cela signifie "Jusqu'où ne montera-t-il pas ?"
On sait ce qu'il en fut pour Fouquet. Peut-être JPD a-t-il voulu nous prouver qu'il avait fait du latin, peut-être a-t-il voulu nous indiquer que nous allions emprunter un chemin escarpé.


Nous empruntons un chemin pentu qui nous permet de surplomber les grottes et ainsi de découvrir le bassin des grenouilles, très apprécié de votre serviteur (mais pas en eau).


Et nous arrivons au bassin de la gerbe (d'eau).



Derrière nous, plein sud, se trouvait lorsque j'ai effectué cette visite (30 mars 2017) un échafaudage assez peu gracieux... C'était Hercule qui faisait sa toilette !


J'emprunte à La République de Seine et Marne cette photo de la statue D'Hercule après rénovation. Cette statue fait six mètres de haut et ferme la perspective du château. Nous sommes à plus d'un kilomètre de celui-ci.


à suivre...

Château de Vaux-le-Vicomte, Maincy (Seine et Marne).

Jeu de l'été - Juillet 2017 (21) - re-re-re-suite

Je rappelle à nos brillants cerveaux que l'énigme n°21 n'est toujours pas trouvée.

Pour mémoire, nous cherchons à savoir pourquoi cette aigle bicéphale se trouve gravée sur le linteau du 2 rue des Juges-consuls.



Je rappelle aussi que pour vous échauffer, vous avez toujours l'énigme du métro Dupleix à trouver (colonne de droite).

Bonne chance à tous !

mercredi 16 août 2017

Un matin à la Madeleine

Regardez bien cette photo. Comme moi, vous comptez dix balayeurs ?
Et bien sachez que cette place - au demeurant pas très sale - voit passer en une matinée autant de balayeurs que la rue de Clignancourt en trois mois !



Alors maintenant, quelque chose m'intrigue: il semblerait que des bûcherons utilisent l'espace public pour entreposer leurs planches de bois.
Y a-t-il une scierie dans le coin ?


Il faudrait tout de même le signaler aux autorités; quelqu'un pourrait tomber. 




Addendum 17 août 2017:

Je ne résiste pas au plaisir de vous faire partager le commentaire envoyé par Musard, on ne peut mieux dire:

"Il est très facile de faire la différence entre des détritus, du mobilier urbain ou de l'art contemporain. Il suffit de se munir d'une simple bombe de peinture. Vous colorez la chose. Si on ne vous dit rien, il s'agit de détritus, si vous êtes poursuivi en justice, c'est de l'art contemporain, si vous touchez une subvention, c'est du mobilier urbain. J'ai employé cette méthode place de l'Hôtel de ville et j'ai touché 25 euros. Ce sont donc des bancs, d'ailleurs tout le monde marche dessus."

Merci à Musard; allez voir son travail dans le blog Paris Myope !


Place de la Madeleine, Paris VIII°.

Château de Vaux-le-Vicomte (10) - Les jardins

Hors Paris

Suite de notre visite

Pour voir l'ensemble des envois consacrés à ce château, cliquez sur le libellé "Château de Vaux-le-Vicomte" à la fin de cet article.

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Nous allons faire le tour des jardins en trois articles. Afin de faciliter la compréhension, j'ai tracé en jaune sur cette vue aérienne le chemin parcouru dans cet article. 

capture d'écran Google maps


Notre promenade démarre du pont-levis du château; mon premier objectif figure sur la gauche de cette photographie:


C'est fou comme une architecture de qualité peut être regardée sous n'importe quel angle en restant belle.



C'est peut-être d'ici que les huit termes gardant l'entrée du domaine se remarquent le mieux


Et me voici au volant d'un bolide !
Attachez vos ceintures...


Le problème avec ce château, c'est que quel que soit l'endroit d'où on le regarde, il évoque la perfection. Ce n'est pas le syndrome de Stendhal, mais presque !


Pour mieux comprendre l'œuvre d'André Le Nôtre, qui mieux que le le Chef Jardinier de Vaux le Vicomte - Patrick Borgeot - pouvait nous expliquer:
"pour que cette immensité ne paraisse pas disproportionnée, Le Nôtre utilise les principes de la « perspective ralentie » qui consiste à agrandir les différents éléments du jardin (statues, bassins, parterres) au fur et à mesure qu'ils s'éloignent du château afin de comprimer les perspectives. Par exemple, de la terrasse Sud, on croirait que le bassin carré du bout du jardin est de la même taille que le bassin rond situé au premier plan alors qu' il est 8 fois plus grand !"


Nous longeons le petit canal ouest, au bout duquel se trouve la grille du potager:




Entre les petits canaux est et ouest, à l'intersection de l'axe majeur du domaine, se trouve le rond d'eau 



Dans le parterre de la couronne, on trouve au milieu d'un bassin... une couronne !
Cet hommage au roi de France n'a pas eu les effets escomptés pour le malheureux Fouquet...



À l'extrémité du petit canal est, se trouvent "les grilles d'eau" - jadis plus hautes - destinées à fermer la perspective des petits canaux. Symétriques de la grille du potager, les escaliers permettaient aux visiteurs d'avoir une meilleure vue d'ensemble sur les jardins.



Sur cette photographie, vous voyez l'extrême douceur de la déclivité. Elle suffit pour que les deux petits canaux soient invisibles depuis la terrasse du château.




Nous nous sommes éloignés du château et - conséquence de la théorie de la perspective ralentie citée plus haut - les statues sont ici plus hautes qu'à proximité immédiate du château.


Ah, ne critiquez pas mon bolide ! Il fait partie du paysage.




Ici, la grotte sèche (ou confessionnal),  qui fermait autrefois un troisième axe est-ouest.


Encore un clin d’œil du génial Le Nôtre: les grottes que nous croyions à notre portée sont en réalité de l'autre côté du grand canal !


Et si vous pensez que nous sommes sur le quai, sachez que nous sommes un étage plus haut et que mon bolide n'est pas conçu pour descendre les escaliers !


Mais heureusement, la signalisation routière est bien faite... 
Heu... Je vais où, moi ?



à suivre...

Château de Vaux-le-Vicomte, Maincy (Seine et Marne).

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