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vendredi 18 août 2017

Un matin à la Concorde

Cela faisait des années que j’espérais pouvoir faire cette photo: la perspective majestueuse des Champs-Elysées sans fête à Neu-neu !
Prions pour que l'engeance foraine ne revienne pas...


Les magnifiques hôtels jumeaux de Gabriel... Oui, enfin à droite, l'hôtel de la Marine est en pleins travaux, c'est à dire qu'on a placé une publicité géante sur un bâtiment classé MH...


Et puis, à gauche, l'hôtel de Crillon s'est fait pousser une crête qui modifie sa silhouette. Est-ce autorisé ?


Et ce feu rouge qui penche, quand va-t-il être réparé ?
Dans une ville comme Paris, sur une place aussi emblématique, les services techniques ne devraient-ils pas intervenir en urgence pour réparer ce genre d'accident ?


Le départ de monsieur Campion nous permet d'admirer à nouveau les superbes grilles du jardin des Tuileries


Le corps de garde des Tuileries a bien changé; Paris-Bise-Art l'avait visité en 2015 (Clic !).


Aujourd'hui, c'est devenu une coquille vide où même mon reflet a l"air sombre.


La nature ayant horreur du vide et la mairie de Paris étant bien bonne, monsieur Campion a pris soin de laisser sur la place deux stands vendant - en espèces uniquement - les mêmes colifichets made in Pakistan qu'on trouve partout. 
Le commerce lucratif des cartes postales, assuré naguère par la librairie du jardin, enrichit aujourd'hui nos amis forains...



Ici comme ailleurs, Paris se détruit...
Je m'interroge: comment peut-on casser un réverbère en fonte ? Y a-t-il eu des travaux qui auraient pu par une fausse manœuvre endommager la chose ? Ou pire, aurait-on démonté une grande roue récemment ? Que dit la mairie ?


Note souriante: 100% de ces autocars sont occupés par des touristes chinois et il n'est que 8 heures du matin !
Le pays du soleil levant semble s'être déplacé...



Place de la Concorde, Paris VIII°.

Château de Vaux-le-Vicomte (12) - Les jardins

Hors Paris

Suite de notre visite

Pour voir l'ensemble des envois consacrés à ce château, cliquez sur le libellé "Château de Vaux-le-Vicomte" à la fin de cet article.

***

Afin de faciliter la compréhension, j'ai tracé en jaune sur cette vue aérienne le chemin parcouru dans cet article. 


Nous en étions restés à Hercule, comment voulez-vous que je ne recule pas ?


Retour donc au niveau du grand canal et cap à l'ouest !


Nous longeons le grand canal, mais regardez bien au pied de chaque arbre: on voit comme une sorte de petite borne blanche


Il s'agit d'une des nombreuses opérations menées par la famille Vogüé pour que vive le domaine. En effet, les arbres longeant le canal ayant été atteints par la mineuse du marronnier, il fallut les abattre. Et pour les remplacer, une opération nommée "Enracinez-vous" fut lancée, proposant à des particuliers de "patronner" un arbre lors de la replantation. 
Les petites bornes blanches portent chacune le nom d'un généreux donateur.


Mon bolide atteint des vitesses folles dans cette longue ligne droite...


Il m'a semblé voir des bêtes !


Voila des cygnes qui ne trompent pas.

Note de la rédaction: Pardonnez à JPD qui a la vue qui baisse (aussi), mais ce sont des pédalos !


Nous arrivons ! L'extrémité du grand canal est encadrée par deux pavillons identiques, tout simples.


Pied à terre !
Je profite de cet arrêt pour vous rappeler que nous ne visitons "que" les jardins. Le parc, lui, représente 500 hectares clos par un mur de 13 km d'enceinte.


Laissez-moi vous présenter mon bolide. Silhouette ramassée mais puissante, sièges en peau de licorne albinos, carrosserie vert anglais, avouez que vous m'enviez !


Et je ne veux pas entendre de sarcasme. J'ai l'air au moins aussi distingué que ces autres conducteurs de bolides...


Bon, ce n'est pas tout ça, mais il me faut traverser les flots tumultueux... Et ma voiture ne passera jamais sur le pont !


Je m'approche d'un pneu timide...


Il y a encore des bêtes !


Celui-ci notamment, qui me nargue


Je n'ai pas le choix. J'ai enfilé ma bouée-canard et en avant !
Ce blog est décidément très gué-friendly.


Je suis au milieu d'une mer qui n'est pas morte et vous savez quoi ? Je me dis qu'en cas de tsunami sur la Seine et Marne, je serais balayé comme un fétu de paille (un gros fétu)


Mon cadavre serait emporté par les flots dans la forêt profonde et on ne retrouverait des siècles plus tard que mes os blanchis par le soleil...


Sauvé ! Appelez-moi Moïse.


Retour vers la grande cascade. J'ai emprunté au site vauxlevicomte.pagesperso-orange.fr une photo où l'on voit de l'eau !
Il faut savoir que l'ensemble du système hydraulique alimentant bassins et fontaines est encore aujourd'hui celui conçu par André Le Nôtre au XVII° siècle. Il fonctionne entièrement par gravité. Les réserves d'eau n'étant pas illimitées, les fontaines ne sont mises en fonctionnement qu'à certaines heures. 


Un dernier salut à Hercule !


Et nous filons plein nord





Un salut respectueux à la couronne



J'ai eu beau tendre l'oreille, je n'ai pas entendu ce qu'ils se disaient !


à suivre...

Château de Vaux-le-Vicomte, Maincy (Seine et Marne).

jeudi 17 août 2017

Barcelona

Ils ne veulent plus que nous chantions alors... chantons !

Ellos no quieren que cantemos ... así que cantar!

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De temps en temps, un ou deux couards décérébrés décident de tuer des innocents. Après Londres, Bruxelles, Madrid, Manchester, Nice, Paris et tant d'autres, c'est au tour de Barcelone...
En hommage aux victimes et pour exprimer notre solidarité, écoutez  Freddie Mercury et Montserrat Caballé chantant "Barcelona".


De vez en cuando, uno o dos cobardes sin cerebro deciden matar a personas inocentes. Después de Londres, Bruselas, Madrid, Manchester, Niza, París y muchos otros, es el turno de Barcelona ...
En homenaje a las víctimas y expresar nuestra solidaridad,  escuchad Freddie Mercury y Montserrat Caballé cantando "Barcelona".

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Les fossés du Louvre

Alerté par un Louvrologue distingué (merci @Guiguiii94), je me suis rendu sur le terrain vague de la rue de l'amiral Coligny, sous la colonnade du Louvre.


Premier constat: là comme ailleurs, Paris se détruit sans bruit, tel ce balustre disparu.


Rappelons que les fossés - prévus à l'origine - n'ont été creusés qu'en 1964, par décision d'André Malraux.
Cette vue aérienne nous permet de voir distinctement les six blocs de bureaux dissimulés dans les douves:

capture d'écran Google maps

Penchons-nous donc sur ces fossés, en commençant par la partie longeant la rue de Rivoli: nous y voyons un vaste hangar où sont entreposés des blocs de pierre, des colonnes et des parpaings.


Dans la longue fosse surplombée par la colonnade, nous voyons des bureaux de chantier soigneusement empilés sur deux niveaux. Leur hauteur affleurant le niveau de la rue, on peut parfaitement ne pas les voir si l'on passe devant en voiture.


C'est du beau bureau de chantier, aux dernières normes, entièrement climatisé, avec plusieurs escaliers dont les paliers servent de fumoirs...


On y détecte même des activités culinaires...


Mais ce qui est intéressant, c'est de voir qu'en contravention à la loi, ces bâtiments ne sont pas en totalité affectés à un quelconque chantier, mais à des activités de confort comme une bibliothèque et un "espace forme"...




Un peu plus loin, une étiquette annonce le vestiaire de la société "Engie Axima", entreprise de génie climatique.



Penchons-nous enfin sur les fossés longeant les bouchons des quais: on y voit un empilement de pierres et surtout de pavés. Préparerait-on un nouveau mai 68 ?



Quand on voit la végétation qui a trouvé sa place au milieu des pavés, on se dit qu'en France, le provisoire dure longtemps !


Rue de l'amiral Coligny, Paris I°.

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