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mardi 2 janvier 2018

Le mystère de la place des Vosges

Décidément, la place des Vosges est un sujet inépuisable !
Paris-Bise-Art s'y était arrêté plusieurs fois (Clic !), mais aujourd'hui, c'est Renaud G. le plus parisien de nos lecteurs belges qui nous soumet à la question.


Il a en effet remarqué sous les voûtes du numéro 25 - à deux pas du Pavillon de la reine - une mystérieuse date: 28 avril 1764.


À quoi cette date correspond-elle ?



Je ne doute pas que le lectorat le plus cultivé du ouaibe - qui a su résoudre l'énigme du métro Dupleix - saura nous donner la clef de la présente énigme (dont je ne connais pas la solution) !

25 place des Vosges, ParisIII°.

12 commentaires:

marc a dit…

J'avais cherché à l'époque et point trouvé. Seule remarque: sur le pilier devant le 11 place des Vosges est gravé 1764 NICOLAS (Restif de la Bretonne). La légende dit que c'est Restif de la Bretonne qui aurait gravé cela. Le seul lien avec notre énigme étant la date: 1764

le grand barde de PBA a dit…

Pas pour moi cette énigme car j'ai déjà du mal à me souvenir de ce que j'ai fais dans la nuit du réveillon il y a deux jours
merci de nous avoir fait découvrir tant de choses en 2017 et surtout le noyau de Poissy
dites moi , bien que je sois abstème , l'endroit où je puis en trouver , pour offrir bien entendu
bonne année

marc a dit…

Meilleurs voeux Grand Barde; pour le Noyau de Poissy, aux dernières nouvelles il faut aller à Poissy à la distillerie qui se visite (à la différence de celle du Grand Marnier à Noeuphle le Château qui s'est délocalisée en province il y a quelques années). L'office de tourisme de Poissy en vend aussi sauf erreur (en mignonettes ou en bouteilles: il y a le noyau "blanc" et le noyau "rouge"), mais je dois dire que le noyau de poissy faut aimer (ok pour la pâte à crêpe), les liqueurs de la région parisienne sont..."bise art", la liqueur de cresson d'essonne, le Clacquesin (même modernisé)bof bof bof

le grand barde de PBA a dit…

Meilleurs voeux Marc
merci pour le tuyau sur le noyau , mais vous savez , moi je ne bois pas
alors cette histoire de date vous a déjà trituré les méninges ?

Gaspard Landau a dit…

Bonjour,
Une hypothèse : on sait que les hôtels et les arcades de la place des Vosges ont fait l'objet de beaucoup de reprises après leur construction première, et cela assez rapidement. Lucien Lambeau, illustre spécialiste du lieu, dans son livre La Place Royale, Paris, 1906, rappelle qu'une partie des arcades voûtées avait peut-être été à l'origine construites en poutres, planches et plâtre (ça coûte moins cher), avant d'être plus tard reprises en maçonnerie.
Cette clé de voûte datée ne marquerait-elle pas la date d'un de ces travaux de reprise, comme on avait l'habitude de dater dans la pierre de la façade les maisons lors de leur construction ? Certes, une datation au jour près est cependant inhabituelle...
Gaspard Landau

Dom a dit…

Salut à toi grand barde,
J'avais moi aussi échafaudé une hypothèse dans mon "Secrets et curiosités des grands monuments de Paris", que je livre ici "Mystérieuse date que voilà, gravée en hauteur sur une clé de voûte, au n° 25, en grands caractères de type Elzévir. Elle témoigne d’une grande habilité et d’un souci esthétique. Son authenticité ne fait aucun doute, contrairement à l’inscription présente sur un pilier du n° 11 et attribuée sans certitude à Nicolas Restif de la Bretonne. Curieusement, l’année est la même : 1764. Le pavillon appartenait alors à Gaspard-César Charles Lescalopier. Qui en est l’auteur ? Un maçon soucieux de dater la fin de travaux ? Ils sont généralement plus discrets. Que s’est-il donc passé ce 28 avril, à une époque où le faste de la place n’était déjà plus qu’un souvenir ? Le 1er avril de cette même année, Lescalopier a marié sa fille. Peut-être a-t-il profité de l’occasion pour embellir ou rénover son logis. Ceci n’étant qu’une supposition, la question reste ouverte.

JPD a dit…

@ Grand barde: Vous ne buvez pas ? C'est dommage, j'envisageais de vous proposer l'apéritif !

@Gaspard Landau: Comme vous le dites, une datation au jour près est plus qu'inhabituelle. De plus, lorsqu'ils faisaient une marque, les maçons avaient l'habitude de la graver eb creux.

@ Dom: Quatre heures ! J'ai passé quatre heures à chercher ce bouquin que j'étais sûr d'avoir... Puis j'ai réalisé que les *ù?@#! éditions Parigramme avaient changé la couverture !!!
D'ailleurs, j'en avais parlé sur la bibliothèque de PBA (http://bibliotheque-parisbiseart.blogspot.fr/2016/09/secrets-et-curiosites-des-monuments-de.html)

Conclusion: la question reste ouverte !

Le grand barde de PBA a dit…

le grand barde n'a jamais bu , tout au plus il se désaltère avec un apéritif anisé provençal ou une liqueur écossaise

Le grand barde de PBA a dit…

L'escalopier c'est pas celui qui faisait de l'escalope avec une salade
j'ai doublement honte car
1 cette contrepèterie me remplit d'effroi
2 je vois les autres commentaires plein de science et de culture
mais je n'ai pas pu y résister

Trouilleux a dit…

Bonjour JPD, toujours le regard affûté. Toutes les hypothèses sont permises mais cette inscription ressemble fortement à la date portée par un tailleur de pierre au moment de l'achèvement de ce qui pourrait être une réparation, et il est bien possible que l'inscription Nicolas soit due au même ciseau, mais non pas à Restif de la Bretonne qui ne se contentait d'inscrire son seul prénom quand il gravait la pierre! Mon explication n''en est pas une mais voilà...

JPD a dit…

Les conjectures s'ajoutent aux conjectures... Mais un jour viendra où nous saurons !

geodaszner a dit…

l'inscription semble en relief...ce qui est plutot inhabituel

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